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Nom du blog :
segregationtpe
Description du blog :

Catégorie :
Blog Société
Date de création :
19.11.2008
Dernière mise à jour :
20.03.2009

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La Ségrégation Urbaine: Processus

La Ségrégation Urbaine: Processus

Publié le 05/02/2009 à 12:00 par segregationtpe
La Ségrégation Urbaine: Processus
L’histoire de la ségrégation urbaine aux États-Unis est inscrite dans le développement des villes et est indissociable de la constitution de la banlieue. Engagé à la fin du XIXe siècle, le processus de peuplement de la banlieue répond au souhait des couches supérieures d’échapper aux nuisances créées par la croissance urbaine et, en particulier, à la promiscuité sociale due à l’arrivée massive d’immigrants s’installant dans les centres-villes [3]. Dans un contexte de développement économique sans précédent, la disponibilité des terrains permet le développement d’une banlieue “idéale”, fondée sur une séparation entre l’univers familial et les nuisances du monde du travail. La maison individuelle devient le symbole de cet idéal, s’appuyant sur un modèle culturel marqué par l’influence religieuse et valorisant la famille nucléaire et la vie privée, par opposition aux dangers moraux de la grande ville. La diffusion de l’automobile, qui accompagne l’enrichissement relatif de la classe ouvrière à partir des années vingt, ainsi que l’engagement d’un important programme d’équipement routier, fournissent les bases d’une “suburbanisation” qui s’intensifie après guerre. La croissance explosive de la banlieue est alimentée par l’afflux des couches moyennes blanches, fuyant les centres-villes où se sont installées une population noire d’origine rurale ainsi que les vagues d’immigration plus récentes à dominante hispanique. Les politiques publiques contribuent par ailleurs à cette expansion urbaine ségrégative en encourageant l’accession à la propriété en maison individuelle dont, par un système discriminatoire de prêts, les couches moyennes et supérieures blanches sont les seules bénéficiaires, et, à l’opposé, en créant des logements pour les plus pauvres dans les seuls quartiers les plus déshérités.
Au cours des dernières décennies, le fossé social entre centres et banlieues a continué à se creuser, conjuguant une dynamique de ségrégation et d’agrégation. Les banlieues constituent ainsi, aujourd’hui, des espaces d’homogénéité sociale et des lieux d’agrégation privilégiés pour les couches moyennes blanches, alors que l’évolution économique des dernières décennies et la redistribution des activités dans l’espace métropolitain ont renforcé la dégradation des centres-villes et la fragilité sociale de leurs habitants. Le processus de décentralisation des activités et des emplois est allé de pair avec une différenciation socioéconomique croissante entre les villes-centres et leurs banlieues. La population noire, concentrée en majorité dans les inner cities, est la première touchée par le chômage, et sa participation au monde du travail a diminué selon une pente beaucoup plus forte que celle de la population blanche dans les trente dernières années. Sur la longue période, des années trente aux années quatre-vingt, la part de population masculine noire occupant un emploi a chuté de 80 % à 56 % [4]. Cette exclusion sans perspective du monde du travail est d’autant plus grave qu’elle touche une population reléguée, par le biais de la ségrégation résidentielle, dans des territoires de plus en plus coupés du reste de la société. Des villes comme Washington, Newark ou Detroit comptaient respectivement 65 %, 74 % et 82 % de population noire au recensement de 2000, et entre 20 % et 28 % de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. À l’échelle nationale, les villes-centres continuent d’être des espaces de concentration de la pauvreté : en 2000, près d’un habitant sur cinq y vivait en dessous du seuil de pauvreté, alors que dans les banlieues, le taux de pauvreté dépassait à peine les 8 %. Au cours de la décennie quatre-vingt-dix, qui a connu une croissance économique sans précédent et une baisse du chômage (avec un taux exceptionnellement faible de 4 % en 2000), le taux de pauvreté a diminué très légèrement dans les villes-centres et s’est accrû dans les même proportions en banlieue [5]. Malgré ces tendances récentes, la ségrégation raciale et la concentration de la pauvreté dans les villes-centres restent des caractéristiques majeures des agglomérations urbaines américaines à une échelle qui rend fort discutables les mises en parallèle avec les quartiers français.
De nombreux auteurs se sont penchés sur les effets de ces divisions sociales de l’espace sur les conditions de vie, sur les pratiques et sur les chances de sortie de la pauvreté des habitants concernés. Ces travaux, qui se sont multipliés dans les années quatre-vingt à quatre-vingt-dix, sont à éclairer par un contexte sociopolitique de remise en cause tant de l’engagement de l’État fédéral dans les politiques sociales et urbaines que des principes d’affirmative action qui avaient prévalu pendant la période de la Great Society [6].